Coopératives d’activités et d’emploi (CAE) : entreprendre à plusieurs

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le 11.07.2022

Présentation des Coopératives d’activités et d’emploi, notamment la CAE Avant-Premières, et portraits d'entrepreneurs à découvrir dans l'édition d'été du T Lannion-Trégor !

Les Coopératives d’activités et d’emploi des Côtes d'Armor (CAE 22) soutiennent des entrepreneurs dans la création de leur activité. Grâce à un portage juridique, fiscal, social et administratif, elles permettent aux entrepreneurs de se concentrer sur leur cœur de métier tout en profitant d’un statut salarié. Elles leur proposent aussi d’acquérir des compétences et un réseau.

"On est l’anti-Uber", résument les co-gérants d’Avant-Premières, Laurence Falkenstein et Sylvain Couanon (en photo ci-dessus). "Un statut que les gens choisissent, qui leur apporte de la sécurité et qui les laisse maîtres de leurs choix." Aidées notamment par Lannion-Trégor Communauté (LTC), les CAE 22 ont épaulé 175 entrepreneurs en 2021.

Un job sur mesure pour Eloïse Le Coent

C’est un sujet de niche. à 24 ans, Eloïse Le Coent aspire à conseiller les collectivités dans leur gestion des chouettes effraies. Une passion née au collège, nourrie en licence de biologie-écologie puis en master d’urbanisme. Au fil des stages, la Bégarroise s’aperçoit que l’effraie des clochers échappe aux radars des associations costarmoricaines de protection de l’environnement. À peine sortie d’études, elle décide donc de tenter d’enrayer le déclin de l’oiseau. En se confectionnant un métier sur mesure. "Mais ce qui m'effrayait, c’était la solitude et mon manque d’expérience !", confie Eloïse. Après avoir défriché son projet, elle décide donc d’intégrer un groupe de travail à Avant-Premières et signe un contrat d'appui au projet d'entreprise (Cape) en avril. Contrat qui lui permet de débuter son activité économique grâce aux moyens matériels et financiers de la coopérative. Au fil des ateliers collectifs, elle découvre les bases de la comptabilité, gestion, communication, stratégie commerciale... Et, souligne Eloïse, elle bénéficie désormais d’un soutien, d’un réseau qui lui "ouvre la porte des possibles !"

Thomas Laporte : "J’ai l’impression d’avoir plein de collègues."

Développer des contacts, c’est l’une des raisons qui a poussé Thomas Laporte à entrer dans une autre coopérative, Ameizing. "C’est très riche !", constate deux ans plus tard le maître d'œuvre de 39 ans, spécialisé dans l’éco-construction. "J’ai l’impression d’avoir plein de collègues vers qui je peux me tourner pour poser des questions et échanger des opportunités d'affaires." Dans la continuité, il a cofondé La Hutte en janvier, un espace de travail partagé au Vieux-Marché. Thomas a aussi décidé d’intégrer la CAE par souci pratique. La coopérative lui a permis de démarrer son activité : formé comme ingénieur et ex-directeur d’une agence locale de l’énergie, il ne pouvait pas justifier d’une expérience en maîtrise d'œuvre auprès des assureurs. Un précieux sésame fourni par Ameizing. Le seul inconvénient, note le maître d'œuvre, pourrait être le coût de ce modèle économique. Entrepreneur-salarié de la structure, il doit lui reverser 10 % de son chiffre d’affaires hors taxe. Un bémol contrebalancé, explique Thomas, par ce statut qui lui permet "d’éviter la paperasse", de cotiser et de rester autonome. Il espère d’ailleurs devenir salarié-associé de la Société coopérative et participative (Scop) Ameizing, en fin d’année.

Judith Lemoine, entreprendre de façon éthique et humaine

Un statut engageant, argue Judith Lemoine, 37 ans, entrepreneure-associée d’Avant-Premières. "Avec l’argent que je donne, on paie l’équipe d’appui, l’arrivée de nouveaux projets... C’est rendre ce qu’on m’a donné", met en avant cette écopaysagiste qui a rejoint le navire en 2016. à l’époque, fraîchement diplômée, elle débarque en Bretagne sans attache. "À ce moment-là, je manquais de confiance et j’avais besoin d’avoir du monde autour de moi."
Sur les conseils d’un ami, elle frappe à la porte d’Avant-Premières et y trouve un accompagnement collectif et individuel, technique et personnalisé. "Cette façon d’entreprendre différemment, ensemble, m’a plu, se remémore Judith, sur le plan éthique, humain et politique." L’aventure lui a apporté confiance en elle, un salaire correct, un réseau professionnel et personnel. Elle l’a donc continuée jusqu’à devenir associée. Aujourd’hui, en se retournant sur son parcours, Judith affirme : "Je ne serai pas arrivée là où j’en suis, sans eux." Comme elle, 900 entrepreneurs ont été accompagnés par les CAE 22 depuis leur création.

+ d’infos : www.cae22.coop

 

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